[L'auteur a généreusement partagé ce matériel de son Les Guillotinés de la Révolution Française. Nos lecteurs voudront peut-être visiter. — George P. Landow]

Société politique créée à Versailles en 1789 par des députés bretons, bientôt grossie de représentants d'autres provinces, et qui s'installa peu après sa fondation à Paris, dans l'ancien couvent de Jacobins. D'abord modéré, le club prit une allure plus révolutionnaire avec Piétion et surtout Robespierre, qui l'anima à partir de 1792. Fermé après Thermidor (1794), il fut reconstitué sous le Directoire, aux Tuileries puis à Saint-Thomas-d'Aquin.

Club des Jacobins. Société révolutionnaire créée sous le nom de Club breton par Lanjuinais et Le Chapelier à Versailles en 1789. Installée à Paris, en même temps que l'Assemblée constituante en octobre 1789, elle prit le nom de Société des amis de la Constitution et tint ses réunions au réfectoire du couvent dominicain de la rue Saint-Honoré (d'où le nom de jacobins). D'abord de tendance relativement modérée, elle compta parmi ses membres des hommes politique d'opinions assez différentes (Barnave, Duport, La fayette, Lameth, Mirabeau, Sieyès, Talleyrand, mais aussin Robespierre, et Brissot). Après la fuite du roi à Varennes et l'affaire du Champ-de-Mars le 17 juillet 1791, le Club se scinda : les modérés (Barnave, La Fayette) constituérent alor le Club des Feuillants..

Avec ceux qui s'étaient déclarés pour la déchéance de Louis XVI (Brissot. Piétion, Robespierre, le Club des jacobins, qui prit alors le nom de Société des amis de la Liberté et de l'Egalité, s'orienta vers des position républicains; et la plupart des ses représentants constituèrent l'aile gauche de l'Assemblée Législative. La plupart des Girondins quittèrent le Club après les massacres de Septembre 1792; lorqu'ils furent éliminés de la Convention le 2 juin 1793, le Club devint l'organe directeur de la Montagne, l'âme du gouvernement révolutionnaire. Fermé lors de la réaction thermidorienne, il fut reconstitué à plusieurs reprises, mais sans grand succès, sous le Directoire. Et définitivement supprimé en 1799. —

© Le Robert des noms propres.


Dernière modification août 31 octobre 2010